terça-feira, 10 de março de 2026

[Livros & Leituras] Paradoxes de la pensée progressiste – Le camp du bien à l’heure du woke

André Perrin, Éditions L’Artilleur, Paris, septembre 2025, 224 pages.

«Une introduction magistrale à ce travail de la pensée critique qui est visiblement devenu, de nos jours, la chose la moins bien partagée du monde intellectuel et artistique hexagonal.»
Jean-Claude Michéa 

Depuis la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’empire soviétique, il semble que les idées libérales aient gagné la partie: de fait, le système de production capitaliste et l’économie de marché se sont imposés au point que ceux-là mêmes qui persistent à les vilipender dans leurs discours se gardent bien de les remettre en question lorsque, d’aventure, le pouvoir politique leur est confié.

La pensée progressiste, qui se développait jusque-là sous le régime de la lutte des classes, s’est trouvée désorientée par l’épuisement du «grand récit» révolutionnaire. Les classes laborieuses dont elle se voulait le porte-parole se sont détournées d’elle et, à son grand scandale, se sont mises à «voter mal».

Désormais orpheline de la classe ouvrière, elle s’est cherché un peuple de substitution et elle a cru le trouver en agrégeant différentes «minorités», ethniques et sexuelles. Renonçant à la lutte des classes au profit de la lutte des races et de la lutte contre «toutes les discriminations», elle en est arrivée à renier l’héritage des Lumières et à promouvoir des conceptions réactionnaires et obscurantistes, parfois même franchement délirantes.

Lecteur et auditeur attentif des médias où domine ce «tout petit monde» de l’intelligentsia progressiste, journalistes, universitaires, gens de culture, André Perrin met en évidence les contradictions auxquelles elle se trouve ainsi acculée, les contorsions intellectuelles et les acrobaties verbales au moyen desquelles elle tente d’y échapper, les techniques d’intimidation auxquelles elle a recours pour nous empêcher de voir une réalité qui dérange ses certitudes. Sous sa plume ironique et incisive, d’une réjouissante férocité, se dévoile un monde à la fois consternant et hilarant, celui de la «post vérité» dans lequel nous sommes entrés.
Agrégé de philosophie et ancien professeur de classes préparatoires aux grandes écoles, André Perrin est l’auteur de plusieurs ouvrages remarqués dont Scènes de la vie intellectuelle en France (L’Artilleur, 2016). Il collabore à la revue Commentaire. 

Comme nos modernes censeurs n’en sont pas à une contradiction près, ils ne s’interdisent pas d’avoir recours, quand cela les arrange, aux mots dont ils pretendent interdire l’usage aux autres.
Le mot identité doit être banni quand il s’agit de l’identité nationale ou française, mais surtout pas s’l s’agit de l’identité palestinienne ou de celle de tout autre groupe humain qui a les faveurs de la gauche et de l’extrême gauche.Page 18

L’auteur aurait pu s’abstenir d’étaler son mépris pour Donald Trump. Qu’est-ce que celui-ci a à foutre de la pensée progressiste en France? Bien au contraire!

👍👍👍👍


Anteriores:

L'ONU contre ISRAËL: La politique contre la vérité 
A sombra do que fomos 
Les nouveaux antisémites – Enquête d’une infiltrée dans les rangs de l’ultragauche 
La Furia – Fort comme une bête, libre comme un dieu 
OMERTA + CAUSEUR + FRONTIÈRES 
Capim em chamas

Nenhum comentário:

Postar um comentário

Não publicamos comentários de anônimos/desconhecidos.

Por favor, se optar por "Anônimo", escreva o seu nome no final do comentário.

Não use CAIXA ALTA, (Não grite!), isto é, não escreva tudo em maiúsculas, escreva normalmente. Obrigado pela sua participação!
Volte sempre!
Abraços./-