terça-feira, 30 de julho de 2019

Le marathon de Jean-Yves Le Drian au Brésil

Virginie Jacoberger-Lavoué

En tournée en Amérique latine, le ministre des Affaires étrangères s’est soumis à une visite au pas de charge avant sa rencontre prévue avec le président Jair Bolsonaro.

Jean-Yves Le Drian et le Ministre des relations extérieures du Brésil, Ernesto Araújo. Photo: Eraldo Peres/AP/SIPA

Le Brésil changera-t-il son rang ? En 2018, la France a vendu pour 9,1 milliards d’euros d’armes et le Brésil arrive en cinquième position de ses acheteurs grâce au contrat des sous-marins d’attaque Scorpène signé en 2009 dans le prolongement des contrats France-Brésil signés en 2008 portant sur l’achat, avec transfert de technologie, de 50 hélicoptères militaires de transport EC-725 (Caracal) et la construction d’un sous-marin à propulsion nucléaire, totalisant plus de 6 milliards d’euros.

« Agir sur le partenariat stratégique avec le Brésil »

En tournée en Amérique latine, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian a entrepris au Brésil un marathon. À son arrivée le 28 juillet après une visite officielle au Chili, le ministre a embarqué à bord d’un Caracal pour rejoindre la base navale d’Iaguai, projet majeur de la coopération France-Brésil en termes de défense.

Sa venue a officiellement pour enjeu d’« agir sur le partenariat stratégique avec le Brésil », indique le Quai d’Orsay, dans un contexte particulier des décisions sur l’Accord de Paris pour le climat remises en question à plusieurs reprises par le gouvernement Bolsonaro. Sur cette question, Jean-Yves Le Drian a rencontré des membres de la société civile ; abordant le changement climatique et la protection de l’environnement dans le cadre des Accords de Paris et de la COP25 ; avant même sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères Ernesto Araujo qu’il avait rencontré précédemment le 24 mai. Ils avaient alors déjà évoqué « la richesse de la relation bilatérale » et l’importance du « partenariat stratégique » qui unit les deux pays depuis 2006 ; dialoguant longuement sur les perspectives d’approfondissement « en matière économique et culturelle » ainsi que « la coopération en matière de défense ».

Le Brésil premier partenaire commercial d’Amérique latine de la France

Lors de son passage à Rio de Janeiro ce week-end, Jean-Yves Le Drian a confirmé au quotidien Folha, son souhait de «réaliser une évaluation indépendante et transparente des termes Mercosul-UE » qui devrait se conclure d’ici à fin 2020, avec toujours en question « les décisions prévues » par le Brésil sur l’Accord de Paris sur le climat.

Non seulement le Brésil est de loin le premier partenaire commercial d’Amérique latine de la France (échanges commerciaux bilatéraux en hausse de 5,5% en 2018 à de 7,5 milliards d’euros) mais il est le pays où « la France a investi autant qu’en Chine » a souligné le 9 juillet le diplomate Luis Fernando Serra qui vient d’être nommé nouvel ambassadeur du Brésil en France, lors d’un déjeuner à Rio de Janeiro avec le consul général de France.

La France voit le Brésil comme une « terre d’avenir »

Pur produit d’Itamaraty, le quai d’Orsay brésilien qu’il a intégré en 1972, l’ambassadeur brésilien était précédemment en poste en Corée du Sud (depuis 2016). Il parle parfaitement français et aurait déjà rencontré nombre de patrons ou représentants des grandes entreprises françaises implantées au Brésil (Engie, Carrefour, Total…) avant son entrée en fonction à Paris. Au moins en termes d’investissements, de défense et d’éducation, la France voit le Brésil tel que l’écrivain Stefan Zweig l’envisageait, une « terre d’avenir ». En attendant annonces et contrats…
Titre et Texte: Virginie Jacoberger-Lavoué, Valeurs Actuelles, 29-7-2019


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Um comentário:

  1. Não, o senhor Jean-Yves Le Drian não esteve com o presidente Jair Bolsonaro.

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