Michèle Mazel
Cela se passe dans l’État du Queensland, le second par
la taille et le troisième plus peuplé d’Australie
Avec un peu plus de cinq millions d’habitants, il est surtout connu pour sa Grande Barrière de corail, le plus grand récif corallien du monde.
C’est pourtant de Brisbane, la
capitale de cet État sans histoire, que vient d’être lancée la première pierre
contre le narratif mensonger des ennemis d’Israël.
Il sera désormais interdit de
manifester sous la célèbre bannière « de la rivière à la mer, la Palestine sera
libre ». On ne peut être plus clair : ce slogan, une Palestine libre du fleuve
Jourdain à la Méditerranée, appelle ouvertement à la disparition de l’État
juif.
C’est le Premier ministre du
Queensland, David Crisafulli, qui a annoncé son intention de faire promulguer
cette loi par le Parlement.
Elle introduira un nouveau
délit : la diffusion, la publication, l’affichage ou la récitation publique de
slogans interdits, lorsque leur but est de menacer ou de harceler.
Cette loi est complétée par
une réforme concernant les armes à feu. Désormais, seuls les citoyens
australiens auront le droit d’en détenir.
Ces deux mesures ont été prises à la suite de l’attaque terroriste de Bondi Beach. Elles s’accompagneront d’une réforme de la législation sur les discours de haine.
Sans aller aussi loin, en
Nouvelle-Galles du Sud, l’État le plus peuplé d’Australie avec près de sept
millions d’habitants, une enquête parlementaire a recommandé le mois dernier
d’interdire l’expression « mondialiser l’intifada » lorsqu’elle est utilisée
pour inciter à la haine, au harcèlement, à l’intimidation ou à la violence.
Il faut dire que le massacre
de Bondi Beach, le 14 décembre dernier, n’a été que le point culminant de la
déferlante contre l’État juif et contre les Juifs qui a secoué l’Australie tout
au long de l’année 2025.
D’un côté, des milliers de
manifestants défilant à travers le pays, drapeaux palestiniens en tête,
encouragés par le fait que le Premier ministre Albanese appelle déjà à la
reconnaissance d’un État de Palestine qui n’a ni frontières ni représentants.
De l’autre, des atteintes sans
précédent visant la communauté juive. Rien n’est épargné. Ni les synagogues, ni
les écoles, encore moins les restaurants.
Des maisons et des voitures
appartenant à des Juifs ont été vandalisées. Israël est accusé de perpétrer un
génocide à Gaza, tandis que les atrocités commises par le Hamas le 7 octobre
2023 sont mises en doute.
C’est dans ce contexte que des
terroristes lourdement armés, appartenant à la mouvance de l’État islamique,
ont ouvert le feu sur des Juifs réunis sur une plage pour célébrer la fête de
Hanoukah.
Faut-il en conclure que
l’exemple du Queensland sera suivi et que les Juifs australiens pourront
envisager un avenir plus serein ?
Rien n’est moins sûr. Les
peines prévues se limitent à un maximum de deux ans de prison, et les
mouvements propalestiniens vont se mettre en ordre de bataille pour attaquer
ces nouvelles dispositions comme portant atteinte à la liberté d’expression.
Titre et Texte: Michèle
Mazel pour Dreuz.com,
10-2-2026

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