Depuis 1945, le fascisme serait d’extrême-droite et très éloigné de la gauche et de l'extrême-gauche
Yves Roucaute
Curieusement, depuis 1945, il
paraît que le fascisme serait d’extrême-droite. Autant dire, à des lieues de la
gauche, à l’opposé de l’extrême-gauche et, finalement, pas loin de la droite.
Certes, le lapin « fasciste » sorti du chapeau de la gauche
n’est pas toujours le même, du « fasciste » Charles de Gaulle
au « fasciste » Ronald Reagan, mais la gauche, c’est certain,
trône sur le mont Vertu quand il s’agit de faire obstacle au « fascisme ».
Oui, avec elle, « le fascisme ne passera pas ! », et elle
le prouve ! Elle est enfin unie avec l’extrême-gauche de Jean-Luc
Mélenchon qui légitime avec tant d’ardeur antifasciste le viol du droit et les
violences physiques contre les agriculteurs, les industriels, les gendarmes…qui
insulte et diffame ses adversaires… qui menace le pays de désobéissance civique
si le résultat des élections ne lui convient pas… qui célèbre la haine sociale,
antilibérale, anticapitaliste, antidémocratique et antisémite. Formidable
spectacle où les socialistes qui ont « effacé » les Léon Blum
et Michel Rocard, sont rejoints dans la lutte « antifasciste » par
les Emmanuel Macron et Gabriel Attal qui ont, par un savant calcul
technocratique astral, découvert la vertu de soutenir des
« antifascistes » qui jugent que violer, éventrer des femmes
enceintes, découper des bébés étaient des « détails »,
puisqu’ils ne sont que juifs. Ah ! la vertu…
Mais, au fait, le fascisme,
c’est quoi exactement ? Et, pendant que j’y suis, qu’est donc cette
extrême-gauche de l’ex-trotskiste Jean-Luc Mélenchon ?
1. Fascisme ? Une
idéologie de l’extrême-gauche socialiste
Hélas ! pour le mythe,
avant la seconde guerre mondiale, nul n’ignorait que ni le mot
« fascisme », ni l’idéologie, ni le mouvement ne sont
d’extrême-droite mais bel et bien des produits de l’extrême-gauche socialiste.
Oui, une invention du leader de l’extrême-gauche du Parti Socialiste Italien,
Benito Mussolini qui fit rapidement des émules.
Ainsi, prenez la France. Le
parti hitlérien, Parti Populaire Français, est créé le 28 juin 1936
par un… communiste. Pas n’importe lequel : le N°2 du Parti communiste, le
plus populaire de tous : Jacques Doriot, député-maire de saint Denis. 400 000
membres. Il est d’ailleurs concurrencé par le Rassemblement National
Populaire, créé par Marcel Déat, député… socialiste, oui, un ministre du
Front Populaire, dont la chambre a voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain,
tandis qu’un homme de droite, proche de la droite monarchiste, un certain
Charles de Gaulle, appelle à la résistance.