terça-feira, 24 de setembro de 2019

Climatologie, eldorado de la récupération politique

Benoît Rittaud

Privée de temps et de sérénité, mise à toutes les sauces, la climatologie risque fort de demeurer une pseudo-science aux mains d'idéologues.

Greta Thunberg, fer de lance de la climatologie placé sur l'autel de l'idéologie. Photo: Stefani Reynolds - CNP/Newscom/SIPA
Quoi ? Malgré l'avis des experts, vous n'êtes toujours pas convaincu que le climat se détraque ? Attendez-vous à être morigéné à l'aide d'une comparaison médicale : vous vous fiez au cardiologue et à personne d'autre pour un diagnostic du cœur ? Alors veuillez écouter les climatologues avec le même respect pour ce qui est de la planète.

L'argument est efficace mais vicié. La médecine est une science qui a fait ses preuves depuis le XIXe siècle. Quand donc, en revanche, les modèles informatiques de circulation générale ont-ils su prévoir le climat un demi-siècle ou un siècle à l'avance, comme ils prétendent pouvoir le faire pour nous culpabiliser ? Jamais. Tout simplement parce qu'il y a cinquante ans, ils n'existaient pas. D'autre part, lorsqu'on compare leurs prédictions les plus anciennes avec ce qui s'est vraiment passé, ces parangons de science supposés ne se distinguent pas toujours beaucoup de l'horoscope de la semaine ou des dictons de nos grand-mères sur le temps qu'il fera à Noël.

Trop jeune, la science des climats ne peut rivaliser en fiabilité avec ses vénérables sœurs que sont l'astronomie, les mathématiques ou la médecine. Pour un rapprochement légitime, il convient d'envisager cette dernière dans l'état qui était le sien avant Claude Bernard et Louis Pasteur. Nous voici donc facilement rendus à l'époque du Malade imaginaire de Molière, qui permet effectivement de donner à l'analogie sa pleine pertinence.

“Le poumon”, explication ultime de chaque symptôme, est une fort belle prémonition du “climat” dont découlent toutes les misères de notre monde. Les péroraisons de Diafoirus en latin de cuisine anticipent très bien les générateurs de jargon prétentieux en globish de nos sachants actuels. On l'observe tout spécialement durant leurs grand-messes, dont le Climate Action Summit du 23 septembre à New York (évidemment un “rendez-vous de la dernière chance pour la planète”) sera le millionième inutile et coûteux avatar.

Enfin, les redoutables saignées justement réprouvées par Molière, qui firent tant de victimes en toute certitude savante et en toute bonne foi, ont pour dignes successeurs les remèdes de cheval préconisés par le complexe climato-industriel. Ils vont de la transition énergétique à la taxe carbone, grâce auxquelles nous mourrons guéris. Vous apprécieriez une référence médicale plus récente ? Consultez donc le Dr Knock, ce médecin qui n'a pas besoin que vous soyez malade pour vous prescrire des remèdes et vous mettre dans une situation de dépendance. La pièce visionnaire de Jules Romains ne donne, hélas, pas de clé pour se libérer de l'emprise d'experts qui tirent parti de nos peurs pour installer leur domination. En l'état actuel de nos connaissances, l'esprit critique demeure donc le seul traitement disponible contre l'hypocondrie climatique.

On jugera l'ordonnance trop banale. Il est parfois difficile de reconnaître que les choses sont simples, comme ce dicton anglais tout en pragmatisme qui nous dit qu'une pomme par jour éloigne le médecin. Churchill avait précisé : si l'on vise bien.

Benoît Rittaud est mathématicien, maître de conférences à l'université Paris-XIII et président de l'Association des climato-réalistes.
Valeurs Actuelles, 21-9-2019, 12h00

3 comentários:

  1. No, dear Greta. I haven’t stolen your youth!
    Your mom and pop did. And probably a lot of your “friends” too.

    Calm down, get back to school, learn something valued by your fellow citizens, and have a great life.

    We’ll manage.
    Remember: we survived the XXth century and Abba!

    PS: We should seriously condemn the way you are obviously being abused by your parents and activist “friends.”

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  2. Henrique Pereira dos Santos

    Ou achamos que o que Greta diz é suficientemente relevante para ser levada aos sítios para onde tem sido levada, o que pressupõe um grau de maturidade adequado a que esse discurso seja avaliado por padrões adultos e escrutinado como qualquer outro discurso público;

    Ou achamos que é apenas uma rapariguinha que não pode ser escrutinada dada a evidente condição de infantilidade e fragilidade, e então não se admite que se esteja permanentemente a dar-lhe palco, exactamente por causa da sua condição.

    Agora considerá-la suficientemente relevante para lhe dar a exposição pública que tem e ao mesmo tempo inatacável pela sua condição de criança indefesa isso, francamente, é que não é possível.

    Tal como não é possível condenar o populismo e defender o seu último discurso, que confesso que me encheu de vergonha alheia, não por ela, que é o que é, mas pela quantidade de pessoas que não têm o menor pudor em alimentar a exploração da fragilidade de uma pessoa (qualquer pessoa) para obter ganhos de causa, sejam quais forem os ganhos, e sejam quais forem as causas.
    Texto: Henrique Pereira dos Santos, Facebook, 24-9-2019

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  3. Para memória futura

    Os activistas, políticos, jornalistas, príncipes, gente da moda... que agoram andam com a adolescente sueca num altar rapidamente a vão trocar por outro ídolo-causa. É sempre assim: mudam de causa e de ídolo como quem troca de look. Não se esqueçam que estão perante uma miúda e uma miúda com problemas na sua mental. O que vai ser de Greta Thunberg quando crescer e os seus amigos célebres e poderosos já não lhe atenderem o telefone?

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