quinta-feira, 12 de março de 2020

L'effet Soros : la Cour européenne des droits de l'homme contre les peuples

Jean-Louis Harouel

Même si elle compte encore des juges honnêtes, la CEDH est disqualifiée par le mélange des genres entre fonctions judiciaires et militantisme droit-de-l'hommiste, révélé il y a deux semaines par Valeurs actuelles.

Photo: Frederick Florin/AFP
Dès que s'offre la possibilité de prendre une décision préjudiciable aux intérêts d'un État européen, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) saute sur l'occasion. Cela résulte largement, comme l'a montré Bastien Lejeune en s'appuyant sur le vaste travail d'investigation réalisé par le juriste Grégor Puppinck, du noyautage de la CEDH par le milliardaire idéologue George Soros. Celui-ci, grâce au vaste réseau d'ONG humanitaires et autres qu'il finance directement ou indirectement, a pu peupler la Cour de ses créatures, que certains appellent à Strasbourg les “juges Soros”. Ceux-ci ont en commun d'adhérer à la vision idéologique de Soros, lequel déverse des sommes immenses pour la faire triompher.

Or, résumée dans le slogan de “société ouverte”, l'idéologie de Soros mène un combat mortel contre les peuples européens, visant à éliminer les frontières, les identités, la souveraineté des nations, à détruire le peu qui reste encore de tradition et de cohésion sociale dans les pays d'Europe, et à briser toute tentative de résistance au déferlement migratoire présenté comme une inévitable et heureuse fatalité.

L'idéologie de Soros, c'est la religion des droits de l'homme, cette religion séculière qui a remplacé le communisme dans son rôle d'utopie censée assurer l'émancipation de l'humanité, en faisant naître un monde nouveau entièrement cosmopolite et fondé exclusivement sur les droits des individus. D'ailleurs, il y a une dimension communiste dans la religion des droits de l'homme. Ne voulant connaître que des individus interchangeables aux droits identiques, la religion des droits de l'homme les invite à aller prendre les situations avantageuses là où elles se trouvent, au détriment des groupes humains qui ont édifié ces situations. La souveraineté d'un peuple a pour fondement la propriété de ce peuple sur lui-même, sur son identité, son sol, son patrimoine matériel et spirituel. Or la religion des droits de l'homme refuse l'idée de patrimoine d'un peuple, lui enjoint de le partager, de le mettre en commun : elle est d'essence collectiviste. Refusant aux nations les possibilités concrètes d'assurer leur survie, les droits de l'homme érigés en religion sont mortifères pour les Européens, qui se voient tracer le devoir de disparaître en souriant pour faire place à d'autres peuples et à d'autres civilisations.

Telle est l'idéologie qui inspire de plus en plus les arrêts de la CEDH, et les “juges Soros” ont joué un grand rôle dans cette évolution. Ayant précédemment exercé des fonctions dans des organisations humanitaires bénéficiant de l'argent de Soros, ils continuent, une fois devenus juges, à poursuivre à couvert le combat mené par leur ONG contre les intérêts des États et des peuples européens. Encore qu'elle compte bien des juges honnêtes, souvent manœuvrés à leur insu, la CEDH est disqualifiée par le mélange des genres entre fonctions judiciaires et militantisme droit-de-l'hommiste. Cette justice où l'on peut être juge dans la cause qu'on soutient est un simulacre de justice qui cache une guerre ne disant pas son nom.
Titre et Texte: Jean-Louis Harouel est agrégé de droit, professeur émérite à Paris-II et auteur de “les Droits de l'homme contre le peuple” (Desclée de Brouwer). Valeurs Actuelles, nº 4345, 5 au 11 mars 2020

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