segunda-feira, 1 de janeiro de 2024

Qu’en 2024, la France bien élevée relève (enfin) la tête !


Gabrielle Cluzel

La période critique est passée. Noël s’est fait la belle. Plus aucun risque de blesser les petits cœurs meurtris par le spectacle de la crèche et du petit Jésus endormi. De fête, il ne reste plus que le Nouvel An. De notre ère, ma chère ! 2024 après… Jésus-Christ. Coucou, le revoilou ! Les puritains de la gauche tartuffe - cachez ce sein virginal qu’ils ne sauraient voir - sont, encore une fois, bien marris (sans jeu de mots). En ce 31, dans tous les commerces, les membres du gang secret répondant au nom mystérieux de FJN (Fête Joyeux Noël) ont encore sévi. Seuls quelques mots ont changé : « Passez un joyeux réveillon de la Saint-Sylvestre ! », ont-ils lancé à la caissière en reprenant leur carte bleue. On peut tournicoter l’affaire dans tous les sens, édulcorer, occulter, ignorer, contourner, éviter, ratiociner… notre société et notre calendrier sont tout imprégnés de chrétienté. Pas moyen d'y couper.

Pauvre Saint-Sylvestre. Évêque de Rome en 314. Trente-troisième pape, sous le règne de l’empereur Constantin, il a vu la chrétienté d’Occident prendre son essor. C’est le soir de sa fête que, chaque année, le délitement du monde dont il a vu poser les fondations apparaît de façon éclatante. Les traditions qui lui sont associées sont les cotillons, les chapeaux pointus, les langues de belles-mères, les tirs de mortiers, les voitures brûlées… et les vœux présidentiels creux.

90.000 hommes - policiers, gendarmes, militaires de Sentinelle - ont été mobilisés pour faire en sorte que ce réveillon ne tourne pas à l’émeute : effectif maximal opérationnel théorique. 90.000 Français qui, année après année, ont pris l’habitude - ou pas - de ne plus passer ces fameuses « fêtes » en famille. Toujours sur le pont, corvéables à merci, on leur reprocherait presque, en sus, de ne pas avoir le don d’ubiquité. Évidemment, ils ne peuvent pas à eux seuls tenir le pays à bout de bras.

Que nous réserve l’année 2024 ? Nous l’ignorons. Beaucoup d’épreuves, sans doute, mais peut-être aussi des motifs d’espérer. L'année qui finit a vu de braves gens se muer en gens braves : du pèlerin au sac à dos d’Annecy au chevalier médiéval qui a fait fuir les émeutiers à Montargis ; de Claire, jeune Parisienne violée par un migrant sous OQTF, osant publiquement dénoncer l’impéritie de l’État, à Véronique, veuve du chauffeur de bus assassiné Bayonne, criant sa révolte face au verdict si clément des juges pour les coupables ; de la mère de Laura, égorgée avec sa cousine Mauranne, gare Saint-Charles à Marseille, par un islamiste Tunisien frappé d’OQTF, interpellant la secrétaire d’État Sabrina Agresti-Roubache sur un plateau télé, aux parents de Thomas, à Crépol, réclamant que le motif raciste soit retenu dans le procès des assassins de leur fils… la France bien élevée semble enfin relever la tête. Et c’est une bonne nouvelle !

Titre et Texte: Gabrielle Cluzel, Boulevard Voltaire, le 31 décembre 2023 à 19h00

Nenhum comentário:

Postar um comentário

Não publicamos comentários de anônimos/desconhecidos.

Por favor, se optar por "Anônimo", escreva o seu nome no final do comentário.

Não use CAIXA ALTA, (Não grite!), isto é, não escreva tudo em maiúsculas, escreva normalmente. Obrigado pela sua participação!
Volte sempre!
Abraços./-