quinta-feira, 4 de março de 2021

[Livros & Leituras] Le règne de l’éphémère

Un roman retrace la trajectoire fulgurante et la décheance de Laura Antonelli, qui s’est brûlé les ailes au soleil de la gloire

Morgane Afif

Italie, années 1970. Le cinema adule la jeune Laura, qui vient de gravir dans Malizia de Samperi le petit escalier d’une bibliothèque pour dévoiler ses bas de nylon dans un érotisme ouvertement suggeré.


Elle fut pourtant de celles que la renommée consuma jusqu’aux cendres dans une carrière qui fut, hélas, aussi sulfureuse que passagère.

Laura Antoneli n’était pas faite pour résister à la gloire de ce monde et aux mirages de bonheur que celle-ci promet en vain. Victime de ses choix désastreux, jetée en pature par la presse à scandale, celle qui fut l’amour de Belmondo et que Visconti décrivait comme “la plus belle femme du monde” a connu une fin pathétique.

Dans son dernier roman, Philippe Brunel revient sur la déchéanche icarienne de cette icône sensuelle et voluptueuse qui fut la prisonnière effroyable de ce que l’auteur appelle “l’inéluctable mécanique du temps”, morte de n’avoir pas su renoncer à la tentation.

Dans un récit simple et efficace à la Cendrars, le narrateur embarque trente ans plus tard pour Rome dans le but de retrouver le sex-symbol populaire du septième art, qui vit désormais recluse dans son logement social de la banlieue romaine. Là, il tente de comprendre la longue descente aux enfers de cette Marguerite Gautier moderne, impliquée dans une sombre affaire de trafic de drogue dont ele ne se releva jamais, si ce n’est pour finir sa vie, humble et pauvre, dans une foi retrouvée et salvatrice.

Retour lucide et touchant sur cette époque où règne l’éphémère et où fut happée celle dont on retiendra, surtout, ce regard doux et triste.

Titre et Texte: Morgane Afif, Valeurs actuelles, nº 4394, du 11 au 17 février 2021

+ Laura Antonelli

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